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Depuis plusieurs décennies, la planète entière souffre d’un fléau qui ne devrait exister : le racisme. Ciblant les minorités dans les pays occidentaux (africains, arabes, asiatique, indiens, …), le racisme s’est inscrit de manière officieuse dans les sociétés occidentales. La peur de son prochain n’ayant pas les mêmes coutumes, ou certaines croyances suprématistes totalement dépassées et terrifiantes. Malgré de nombreux progrès depuis la grande période esclavagiste au 18e siècle en termes de droits humains, le racisme court toujours dans nos rues. Constatation horrifiante au 21e siècle, c’est en 2017 que le réalisateur américain Jordan Pelee à sortit le film horrifique Get Out. Le film traite de ce problème racial qui déchire et pollue sa nation depuis beaucoup trop longtemps. Énorme succès aux États-Unis et dans le monde, il décroche l’Oscar du meilleur scénario original en 2018. Le racisme n’est plus un sujet tabou, Pelee l’expose sur grand écran à la vie de tous.  #BlackLivesMatters.

Tout commençait pourtant si bien… now GET OUT

Le film met en scène un jeune couple mixte (Chris est afro-américain et Rose est une femme blanche). Après Allison Williams et Daniel Kaluuya dans le film américain de Jordan Peele, « Get Out ». JUSTIN LUBIN/UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONALquelques mois de relation décident de concrétiser leur couple auprès des parents de cette dernière. Chris s’inquiète des réactions que pourraient susciter sa couleur de peau. Rose le rassure en lui affirmant que ses origines ne sont pas un problème ; le week end commence alors avec chaleur et bonne humeur. Au fil des heures, Chris ressent une atmosphère étrange, comme une mise en scène autour de lui. Beaucoup trop souriants, les parents de Rose se montrent un peu trop chaleureux. Ce sentiment s’amplifie lorsque les parents de Rose décident de faire un grand déjeuner rassemblant tous leurs proches (des personnes blanches). Les seules personnes de couleur présentent sont les employés de maison, et Logan King. Ils abordent un comportement plus qu’étrange. Les problèmes commencent… Chris est pris au piège et seul dans cet environnement empoisonné. Il n’est plus un être humain à part entière, il devient la chose de ses convives.

Une piqûre de rappel

GET OUT dénonce de façon implicite des épisodes historiques ou des faits problématiques portés envers la population noire ;  comme la vente aux enchères de Chris (rappelant les ventes des esclaves), le fétichisme ou l’hypersexualisation d’un individu noir. Ici, les hôtes veulent s’accaparer et posséder le corps africain, sans pour autant supporter la charge de leur bagage culturel et la peur de la société qui les met à terre. Pelee montre également le manque de crédibilité qu’un individu aux origines africaines a face à un agent de police. L’ami de Chris signale la disparition d’André (Logan King) et aucun agent ne prend cette disparition au sérieux. De plus, Pelee pointe également du doigt que les personnes privilégiées (d’origines blanches) sont totalement au courant de leurs privilèges. Lors de la grande scène finale, Rose cherche le soutient de la police en feignant l’innocence (cf Amy Cooper, Mai 2020 à Central Park) alors qu’elle se trouve être le bourreau.

Un cinéaste reconnaissant ses prédécesseurs

La presse a voulu catégoriser le film de Pelee comme politique, mais le jeune réalisateur l’entendait plus en tant que témoignage afin d’éduquer ce à quoi les citoyens noirs sont exposés chaque jour. Mais le réalisateur ne se contente pas de bien ficeler son scénario, il joue aussi sur des plans de caméra rappelant directement au réalisateur d’horreur Hitchcock. Clin d’œil à l’art du cinéma, Pelee donne une gifle à son spectateur autant esthétiquement, que moralement parlant. Le racisme est une maladie dont le monde doit être guéri.

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